Le stress : le mal du siècle ! Nombre des participants aux programmes MBSR que je propose, pose ce diagnostic, tellement vrai.

Le stress se présente à de nombreux niveaux et a de nombreuses origines. Chacun d’entre nous a son histoire, sa vision des choses mais le schéma général du stress dans son sens large reste le même. Le stress peut être ressenti de manière physiologique, et aussi psychologique.

Le stress et l’anxiété, quelles implications ?

L’anxiété est un stress. Il est lié à anticiper ou planifier le futur. Dans notre travail, dans nos activités, nous sommes constamment en train de définir des objectifs, de prévoir, de calculer. Ceci a bien entendu un coté positif mais de manière excessive, l’anticipation, la planification dessert l’objectif.  Il nous enferme dans une spirale infernale, il nous rend extra vigilent, inquiet, angoissé. Cette anxiété peut nous épuiser, nous démotiver, ou bien créer des maladies : maladies cardiovasculaires, diabète, problèmes de dos, de digestion, cancers, dépression, épuisement professionnel, burn out etc.

Même si notre société nous amène à développer des comportements anxieux, nous sommes physiologiquement conçus pour nous protéger des menaces. La vigilance, l’anxiété, la négativité proviennent ainsi de comportements instinctifs de protection.

En effet, au cours des centaines de millions d’années, nos ancêtres ont développé trois stratégies qui nous ont aidé à survivre et transmettre nos gènes :

  • Lutter, se battre
  • Fuir
  • Se figer

Ces trois stratégies furent d’excellents et puissants moyens pour survivre. Le problème est que ces stratégies peuvent nous faire maintenant souffrir. En effet, notre cerveau ne fait pas la différence entre le danger d’une attaque d’un lion et une angoisse liée à une émotion. Ainsi, nos ancêtres, les mammifères et les humains nous ont transmis la vigilance et l’anxiété car à cette époque il y avait beaucoup à craindre.

Le MBSR comme solution au stress

De plus, notre cerveau est conçu davantage pour éviter le bâton que pour être récompensé. En effet, nos ancêtres les mammifères avaient comme priorité d’éviter un prédateur. Attentif au moindre bruit, seuls les plus agiles restaient en vie. Alors que s’ils manquaient une proie, ou de se reproduire, ils pourraient le faire ultérieurement. Notre cerveau perçoit ainsi plus rapidement les informations négatives que les informations positives et est attiré par les négatives. Bien que la plupart de nos expériences soient probablement positives ou neutres, notre cerveau se focalise sur les expériences négatives. Les évènements négatifs ont plus d’impact que ceux positifs et cela durablement.

MBSR

Notre cerveau est ainsi devenu vigilant, anxieux et négatif.

D’un point de vue neurologique, nous disposons d’un cerveau primitif, le cerveau limbique. Il est le siège de nos émotions, et de nos impulsions de survie (fuite, attaque ou immobilisation). Notre cortex frontal et préfrontal nous permet d’analyser, comprendre, d’exprimer nos émotions, et de décider.

Lorsque nous ressentons un danger, une émotion forte, l’amygdale située dans le cerveau limbique émet une sonnette d’alarme et stimule ainsi le système limbique. Nous sommes en prise direct avec nos impulsions, nous allons réagir à la situation sans réfléchir.

Plus notre amygdale est sollicitée, plus elle se renforce et se grossit. Nous sommes alors continuellement en prise avec nos impulsions, et notre charge émotionnelle sans pouvoir la contrôler. Nous sommes stressés, angoissés, inquiets, anxieux ou déprimés en continu.

Avec le programme MBSR, nous allons muscler notre cerveau. Ceci permet de ralentir le fonctionnement de l’amygdale, et ainsi progressivement d’être moins en lien avec nos réactions et impulsions. Nous allons ainsi mieux gérer le stress, l’anxiété en proposant une réponse adaptée face à la situation.

J’espère que cet article vous aura éclairé sur les questions liées au stress et à l’anxiété que l’on ressent tous plus ou moins. N’hésitez pas à me laisser un commentaire sur ce sujet, je me ferais un plaisir de vous répondre. Vous pouvez également partager cet article sur les réseaux sociaux si vous le souhaitez.

 

 

 

 

Sandrine Tolegano Jourdren

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